Organisation civique et administrative

Organisation administrative : moderniser sans déshumaniser

La modernisation de l’État ne doit pas transformer l’administration en un labyrinthe automatisé où l’IA remplace chaque interlocuteur humain.
Le PSP défend une administration efficace, lisible, pragmatique, mais humaine.

Un État modernisé, mais pas robotisé

L’IA peut assister, analyser, automatiser certaines tâches — mais elle ne doit pas devenir le seul interlocuteur des citoyens.
Le PSP refuse le modèle qui se dessine : des services publics où l’on ne parle plus à personne, où chaque question est reformulée sans réponse, où chaque demande est renvoyée vers un formulaire.

L’administration doit rester un service au service des citoyens, pas un mur.

IA et services publics : la démonstration par l’absurde

Puisque certains veulent une administration entièrement automatisée, le PSP propose une démonstration volontairement provocatrice :
supprimer des postes à la DGFIP et confier les contrôles fiscaux des hauts patrimoines à une IA mail + téléphone.

Une IA qui :

  • répond à côté,

  • reformule la question sans y répondre,

  • renvoie vers un formulaire,

  • propose de rappeler dans 3 à 5 jours ouvrés.

Et si les justificatifs ne sont pas fournis ?
-> Recouvrement à 100 % et pénalités pour non déclaration des revenus.

Le fraudeur qui voulait “parler à un inspecteur” comprendra enfin ce que ressentent les usagers depuis des années. La novlangue administrative, ça peut se retourner contre eux :

“Votre demande a bien été prise en compte et fera l’objet d’un traitement dans les meilleurs délais.”

Ce paragraphe n’est pas une proposition punitive : c’est une mise en garde.
Si l’État continue à écrémer dans le fonction publique pour remplacer les fonctionnaires par des IA mal configurées, c’est exactement ce qui arrivera.

*Il reste à préciser que vu le nombre de licenciement annuel dans la fonction publique (proche de zéro), il pourrait être intéressant de pouvoir écrémer... par le haut. Plutôt que d'offrir des postes de cadres à des personnes sous qualifiée qui ne veulent ou ne peuvent plus faire leur travail.

Le populisme assumé ? L'exemple des hôpitaux publics :

On attribue aujourd’hui aux infirmières un bac +3 validé par des années d’études théoriques, mais beaucoup arrivent en milieu de carrière sans maîtriser certains gestes essentiels : injection indolore, perfusion correctement posée, manipulation sécurisée. Leur niveau général est parfois insuffisant pour un diplôme de ce rang — jusqu’à l’incapacité de situer une grande ville française dans la bonne région.
Il ne s’agit pas de xénophobie : l’exemple concerne une infirmière française, ayant suivi la même école républicaine que n’importe qui. Et quand on ne sait pas que Rennes est en Bretagne, on peut légitimement s’interroger sur la valeur du baccalauréat et sur la logique qui fait qu’une infirmière peut gagner davantage qu’un ingénieur.

Quand le corps lâche (impossibilité de porter, de travailler de nuit) ou quand la hiérarchie estime qu’elles deviennent un risque pour les patients, certaines sont promues cadres. Non parce qu’elles ont été formées à encadrer, mais parce qu’il n’existe aucune autre place où les “recaser”, et qu’elles refusent d’être rétrogradées vers des postes moins rémunérés comme secrétaire médicale.

Certes, cela évite des rentes d’invalidité injustifiées : elles peuvent encore travailler. Mais cela coûte très cher au contribuable et dégrade la qualité des soins. Des infirmières qui n’ont pas le niveau bac rémunérées comme des ingénieurs : fiscalement et professionnellement, c’est un non‑sens.
La fonction publique ne doit pas servir de refuge ou de nounou à une partie de la population.

Et il ne faut pas croire que ce problème se limite aux infirmières : on retrouve les mêmes dérives dans de nombreux services de l’État.

Ce système finit par générer de la colère contre ce qui fait pourtant la force de la France : sa fonction publique.
Censée protéger les citoyens, elle en fait parfois les victimes.

Ce n’est pas la faute de ces fonctionnaires mais celle d’un modèle qui confond qualification et compétence, diplôme et aptitude, promotion et reclassement.

Confondre incompétence et invalidité est nocif pour notre société. C'est la meilleure façon de faire fuir les bons éléments. Il faut savoir dire non aux mauvais élément et non les promouvoir.

Une administration cohérente, humaine et efficace

Le PSP défend :

  • des guichets humains pour les situations complexes,

  • l'interdiction des IA téléphoniques,

  • des IA pour les tâches répétitives,

  • des procédures simplifiées,

  • des délais raccourcis,

  • une transparence totale,

une communication claire, sans novlangue. Avec peut-être même une mesure visant à pénaliser le recours à la novlangue dans l'administration publique car les usagers n'en peuvent plus.

L’objectif est simple : moderniser sans déshumaniser, rendre l’État efficace sans le transformer en machine froide, et restaurer la confiance entre citoyens et institutions.

Organisation civique : responsabilité, cohérence et modernisation réelle

Le PSP propose une vision structurée de la société : la responsabilité doit être proportionnelle à la confiance accordée.
Cette logique s’applique autant aux citoyens qu’aux institutions.


Ce système n’a rien d’héréditaire, rien de discriminatoire : il repose uniquement sur les actes, la fonction occupée, et le niveau de confiance que la société doit pouvoir accorder.
Une organisation civique évolutive, cohérente, qui protège les citoyens tout en valorisant les métiers sensible et une administration modernisée sans devenir une machine déshumanisée où l’IA remplace chaque interlocuteur.

Caste haute — l’irréprochabilité absolue

Certaines professions exigent une confiance totale :

  • politiciens,

  • juges,

  • médecins,

  • policiers.

Ces métiers ont un pouvoir direct sur la vie, la liberté, la santé ou la sécurité des citoyens.
La fonction crée l’obligation : on ne peut pas demander la confiance si l’on n’est pas soi-même irréprochable.

Le PSP propose :

  • casier judiciaire vierge obligatoire,

  • enquête de moralité préalable,

  • vérifications régulières par des officiers assermentés,

  • contrôle déontologique renforcé,

  • sanctions immédiates en cas de manquement.

Ce n’est pas une punition : c’est la contrepartie logique d’un pouvoir immense.

Caste intermédiaire — la confiance accordée

Ce niveau concerne les métiers qui travaillent au contact direct des enfants, des malades, des personnes vulnérables :

  • éducateurs,

  • infirmiers,

  • professeurs,

  • personnels d’école,

  • personnels d’hôpital.

Ils n’ont pas le pouvoir institutionnel de la caste haute, mais ils ont une responsabilité humaine immense.
Le PSP propose :

  • vérification préalable obligatoire,

  • contrôles périodiques,

  • interdiction totale d’accès pour les délinquants sexuels fichés, sans dérogation possible.

La protection des enfants et des personnes fragiles n’est pas négociable.

Caste ordinaire — la majorité tranquille

La grande majorité des citoyens appartient à cette catégorie :

  • couvreurs,

  • élagueurs,

  • coiffeurs,

  • artisans,

  • salariés du privé,

  • techniciens,

  • employés.

Ils n’ont pas de pouvoir institutionnel, pas de responsabilité civique particulière, pas d’accès à des populations vulnérables.
Ils relèvent simplement du droit commun, sans surveillance, sans badge, sans procédure supplémentaire.

Juste des gens qui bossent, vivent, contribuent, et n’ont rien à prouver.

Caste des intouchables — la liberté surveillée

Ce niveau concerne les personnes ayant commis des délits graves, mais qui ne nécessitent pas forcément l’incarcération.
Le PSP propose un modèle de liberté surveillée, plus utile que la prison, moins destructeur, et plus cohérent.

  • bracelet électronique (si le crime est non violent : violeurs ou meurtriers resteraient soumis à de la prison ferme),

  • accès au travail autorisé mais certains métiers restent inaccessibles (barman, pharmacien, banquier, etc),

  • sorties encadrées,

interdiction d’accès sans autorisation préalable aux bars, restaurants, cinémas, discothèques, stades, festivals, etc.

Oui, c’est un peu humiliant.
Mais beaucoup moins que la prison, et surtout :

  • ils cotisent.

  • ils ne récidivent pas en soirée.

  • ils ne trainent pas dehors.

  • ils restent insérés dans la société.

C’est une sanction utile, lisible, et protectrice.

Le fichage des délinquants sexuels : une urgence nationale

Le débat sur le fichage des délinquants sexuels revient régulièrement, souvent après des drames.
Le PSP propose de l’intégrer dans une logique cohérente, plutôt que de faire semblant de régler le problème avec un registre qui met les gens en danger et ne protège pas les victimes.

Dans ce système :

  • les délinquants sexuels fichés sont automatiquement exclus des castes haute et intermédiaire,

  • ils ne peuvent pas travailler au contact des enfants ou des personnes vulnérables,

  • ils relèvent d’un suivi renforcé, intégré dans la caste des intouchables si nécessaire.

  • leur fichage dans un fichier national est encadré et seuls les personnes habilitées peuvent y avoir accès.

Ce n’est pas de la vengeance : c’est de la protection.

Une organisation civique moderne, évolutive et juste

Le système des castes civiques du PSP repose sur trois principes :

  • la fonction crée l’obligation,

  • la confiance se mérite,

  • la responsabilité doit être proportionnelle au pouvoir.

Ce modèle n’est pas figé : chacun peut monter ou descendre selon ses actes.
Il ne discrimine pas : il protège.
Il ne punit pas arbitrairement : il organise.

Une société où la confiance n’est plus un pari, mais un contrat.