
Poésie Morte-Vivante
Atelier de transmutation en poésie.
En novembre, l'Atelier Kol' te propose un atelier pas comme les autres*...
- Pour qui : Êtres humains de 7 à 77 ans ? (plus ou moins)
Pré-requis : Savoir écrire un minimum avec ses mots, ses idées, ses rêves (ce n'est pas un atelier d'écriture, mais d'expression)
- Quand : ça pourrait être le deuxième samedi de chaque mois à 14h, une heure trente en collectif. (mais ça reste à voir en commun) Et une heure trente minimum à placer quand tu veux dans le mois en solo pour écrire.
- Quoi : Réenchanter le monde.
Comment : En écrivant. (Peut-être d'abord sur les objectifs qui ont émergés le dix septembre à Dole,
En les abordant de façon directe et/ou indirecte, mais une fois encore ce sera à voir en commun, ce n'est qu'une piste).
Comment : En publiant dans Libres Commères quand c'est possible ou sur les murs de la ville ou sur les publicités non sollicitées qui envahissent l'espace public. (la liste des interstices où s’immiscer n'est pas restrictive)
En clair : ça commencerait le Samedi 8 Novembre 2025. (sous réserve d'un nombre minimum de participantEs : 5 ?)
Tu peux déjà t'inscrire, si tu n'es pas certainE d'avoir ta place ne reste pas dans le doute la meilleure façon c'est de contacter empathexagone@gmail.com et d'en parler.
*parce que nous ne serons pas dans une forme enseignant/apprenant, mais nous apprendrons ensemble à travers l'expérimentation et la partage de nos pratiques.
En plus clair : l'idée est de créer un collectif poétique autonome.
Si nous reformulions cela à notre façon cela donnerait :
Comment dire ?
La genèse de la commune.
Que fait-elle quand elle s'approche de toi ?
Elle retire ses formes pour n'être que cet être qui n'a rien à cacher, cette variante de toi.
Elle partage son intimité avec toi, pour réveiller l'humain en toi.
Te souviens-tu de la vie ? À quel point cela nourrie quand tu croques un vrai fruit ?
Si la vie est le poème absolu. Que peut-on encore coucher sur le papier ou son alternative virtuelle : la page numérique ?
Écrire pour partager nos errances, nos hésitations, nos imperfections, pour te donner envie d’accepter de n’être que toi. Nul besoin de modèle à suivre pour t’aliéner ou de porte-parole pour te la confisquer. Nous vivons dans la société des superlatifs, dans l'océan d'information, seuls les plus rapides ai-je pensé avides ? les plus énormes sont visibles ai-je pensé égoïstes ? Les plus efficaces ? ai-je pensé manipulateurs ? Là où règnent les influenceurs il n'y a pas de place pour l'équilibre, la sensibilité, la sincérité...
Dans mes cauchemars j’imagine leurs têtes trop propres de sachants s’exclamer :
- Sans budget marketing comment tu veux toucher ton public ?
- Déjà, nous, on ne produit pas de marchandises. Et l’optimisation à outrance a accouché de l’IA, donc ton public, mon petit dinosaure va falloir te trans-humaniser, si tu veux subsister dans l’univers de prédateurs pour lequel tu as vendu ton âme. Alors que notre public, il reste toujours à portée de main, nous, nos amiEs, nos plus ou moins proches, nos voisinEs, nos concitoyenNEs et nos plus lointainEs. Et sur le web, il y en aura toujours qui n'en peuvent plus du chlore, qui viendront boire à une source naturelle. De toute façon, nous revendiquons notre furtivité, le poème que tu lis accroché à un arbre ou sur un mur de latrines, il reste avec toi en toi, ce n’est pas qu’un poème, c’est la poésie qui transpire dans la vie, tu peux l’oublier tu garderas la trace d’un peu de liberté.
Permanente ou éphémère ? Pourquoi faudrait-il toujours trancher, il faut savoir mourir pour naître. Mais l’on ne peut vraiment mourir sans avoir vécu. Pendant des années, j'ai cru que dans l'hexagone elle était moribonde, qu'il restait si peu de personnes qui participaient à cette égrégore qu'on appelle poésie. Pourtant elle était juste souterraine, dans une société qui ne lui laissait aucune place, elle restait dans nos cœurs. Elle résistait dans le mystère de nos cœurs.
Comment apprendre ?
Nous sommes toutes des monstres. Refuser de se cacher, c'est inviter l'autre à sortir de sa prison.
Regarder à l’intérieur en refusant la facilité du déni, sans nier ce qui nous dérange, pourquoi détruire ou museler ce que l’on ne peut contrôler, alors que l’on peut s’apprivoiser, de même quand on regarde à l'extérieur. Comprendre l’interaction. Trouver comment respirer. Cela ne s'apprend pas en classe, c'est la vie qui nous enseigne la poésie.
D'être ensemble on apprend, déjà, s'écouter, ensuite, se rêver, étendre les ailes de chacune (pour mieux voler au travers des pensées)(se souvenir de notre avenir)(s’inventer d’autres vies et en faire des réalités)(le paradis sur terre n’est pas un idéal, juste cette terre à peine plus fertile, parce qu’on la cultive)(Expérience de souvenance, la commune existe déjà dans l'avenir, nous ne faisons que nous souvenir à l'avance)(À quel point nous désirions être, sans même nous en douter, comme la graine sur le point de germer).
Il y a tant de façon d’être.
Être Spontanée pour surprendre ce qui nous hante. Ou surtout ne pas laisser la raison s'emparer de nos émotions.
Être viscérale pour exorciser ce qui nous ronge. Ou surtout ne pas déguiser nos pensées.
Être sincère, ne pas chercher à paraître, juste être au plus juste de ce qui nous fait vibrer.
Être en phase cœur, corps, esprit, j'ai l'impression de répéter cette prière chaque fois que j'entre en transe et délivre l'essentiel de mes rêves, nos rêves, je ne suis plus seule, je n’ai jamais été seule, je ne me rendais pas compte,
qu’Être n’existe pas sans Être Ensemble. C’est percevoir l’univers de la dimension intérieure à extérieure. L’universelle vérité, les astres sont non binaires, c’est l'obsession de l’homme de vouloir opposer la lumière et ombre, elles coexistent. Nous désirons réunir nos sensibilités, nos individualités, nos folies.
Étendre nos libertés, ensemble indéfini, incertain, farouche, qui n'a pas peur de se perdre, téméraire, qui risque tout pour tenter l'impossible. Impondérable, car nous ne subirons le joug d’aucun dogme.
Te comprendre c’est apprendre.
La joie d’être à nos côtés dessine l’image qui était occultée et délivre le mieux la réponse.
Un diaphragme _ fait de nos mains qui se tiennent croisées _ qui s'ouvre.
Pourquoi une signature commune ?
Rendre impossible l'association de nos poèmes à nos corps.
Les dissocier de nos identités. Si nous sommes belles, ce ne sont pas par nos formes, c'est par l'éclat de nos voix,
la soif de vivre qui nous anime s'entend à travers. Et encore, la force de nos voix est dans leur sincérité.
Nous disons plus ou moins bien ce qui nous fait vibrer et c'est cette humanité qui te touche.
Nous sommes les sorcières anonymes dans les flammes du bûcher.
Nous voulons empêcher une lecture biaisée.
Refuser à la poésie de n'être qu'un artifice pour charmer, n'être qu'un jeu savant pour amuser la galerie,
n'être que l'alambic des émotions, n'être que la boule de cristal qui sonde le monde, n'être que l'outil pour expurger la souffrance hors de nous, n'être que le cri de ralliement de toutes les écorchées, n’être que la dynamite de toutes les normes, n'être que le chemin le plus cours pour donner corps à la parole.
Mais tout cela à la fois et plus encore.
C'est écrit qu'elle est indéfinie, ce qui vie change sans cesse, se réinvente continuellement, meurt et naît chaque jour, chaque heure, chaque instant. D’ailleurs, un jour je serai morte, mais une autre prendra ma place, la commune n'a ni commencement ni fin. La commune a un commencement et une fin.
Elle est l'union des paradoxes. Nous nous sommes souvenues de ce que nous avons en commun, ce qui nous relie sans nous lier, cette vibration que rien ne peut contenir. Nous voulons vivre ensemble l’expérience de créer un mythe pour qu'il habite ce monde désolé. Peu importe que ce soit moi, ou toi, qui l'ait écrit.
Nous sommes la somme de nos diversités, nos différences, nos divergences se combinent pour étendre le champ de notre conscience. Ainsi chacune donne un peu d'elle à l'autre. Et l'autre la ressent en soi comme un écho.
Ou mieux exprimé encore : nos frontières s'estompent pour révéler la commune.
Nous, la commune des mortelles.
(Tu peux découvrir quelques poètes ici http://morne.free.fr/celluledessites/OeilZinE/poesie_poetes_poemes.htm comme le texte d'introduction par un des poètes du grand jeu peut faire peur de par sa longueur, n'hésite pas à cliquer sur les noms de poètes pour les découvrir.)