Déroulement d’une séance
L’anamnèse : une phase d’écoute et de compréhension
La séance débute par une phase d’échange et d’observation. L’objectif est de recueillir vos antécédents médicaux, votre état physique et émotionnel actuel, ainsi que votre contexte de vie. Il est utile d’aborder des aspects comme la qualité de son sommeil, de sa digestion, ou encore sa capacité à gérer les émotions qui l’habitent.
L’enjeu est double : comprendre où vous vous situez dans votre histoire, mais surtout saisir votre état au moment présent, au cœur de votre demande d’accompagnement. Cette étape permet de poser une intention claire pour le soin.
Une personne consulte pour un symptôme précis, et cette plainte doit bien sûr être prise en compte. Mais que cache ce symptôme ? Pourquoi s’exprime-t-il ? Le symptôme n’est-il pas simplement la manifestation visible et tangible d’un déséquilibre plus profond, ancré dans le corps ? Plutôt que de se limiter à traiter la manifestation, l’approche consiste à remonter à la source, au terrain sur lequel ce déséquilibre s’est développé.
Plus l’intention du soin est précise, plus l’échange entre le patient et le thérapeute peut être orienté et efficace.
Une séance commence par une écoute attentive des micromouvements crâniens, également appelés mécanisme respiratoire primaire (MRP), décrits par W.G. Sutherland. Ces micromouvements offrent une vision fine de « l’état » du patient au début de la séance.
Le corps s’adapte en permanence aux stimuli externes et internes, ainsi qu’aux traumatismes qu’il subit. L’idée est la suivante : lorsque le système corporel est perturbé, il met en place des chaînes de lésions spécifiques, qui dépendent du point d’entrée du traumatisme. Ces groupes de lésions agissent comme un voile, masquant les déséquilibres essentiels pour l’harmonie du système.
En travaillant sur des points de correction situés notamment sur le sacrum, on procède à un rééquilibrage. Cela permet d’y voir plus clair et d’aborder le soin en profondeur, en tenant compte de l’ensemble du corps.
Le travail informationnel et l’alignement
Vient ensuite une phase de travail informationnel, visant à rétablir l’alignement de l’axe vertical de la personne.
Selon l’intention de soin établie lors de l’anamnèse, je choisis ensuite d'orienter mon action vers les membres supérieurs, les sphères viscérales ou hormonales, ou encore les fascias.
Les gestes de correction du Somatopathe sont avant tout informationnels. En effet, le thérapeute propose une information via un geste subtil et délicat, qui favorise l’équilibre et l’harmonisation des tissus. La séance devient ainsi un dialogue, une interaction entre la main du thérapeute et les tissus du patient.
Une lecture symbolique des lésions
En Somatopathie, chaque partie du corps peut dévoiler sa symbolique. Le corps garde à la manière d'une d'empreinte les chocs psycho-émotionnels. Il peut donc révéler par couches successives la temporalité d'événements comme des strates. Celles-ci vont permettre la mise en lumière de ce qui empêche le libre mouvement et l'équilibre homéostatique.
L'inconscient, qui affronte les chocs difficiles de la vie et permet au conscient de continuer à avancer, est aussi le réservoir de peurs enfouies dès le plus jeune âge, même pendant la période fœtale, voire la période de conception. L'évocation de ces émotions vécues permettra la libération durable des tensions portées par le corps.