Discovering the True Legacy of George I Villiers at La Maison Villiers de Brooksby
George Villiers naquit à Brooksby Hall le 20 août 1592 dans le calendrier julien en vigueur jusqu'au XVIIIe siècle en Angleterre
Il était le fils cadet d'un fils cadet, et d'un second mariage de son père Sir George Villiers. Ce dernier venait d'obtenir la charge de sheriff du comté de Leicester. Il a eu le bonheur de rencontrer sa seconde épouse Mary Beaumont chez leur cousine lady Beaumont.
Orphelin de père à 13 ans, peu intéressé par les études, il leur préférait les exercices physiques auxquels il excellait. Rien à voir avec le freluquet du film Mary & George qui est d'une calomnie scandaleuse perpétrée par le lobby LGBT certainement. A la mort de Sir George, ils s'installèrent à Goadby Manor, Brooksby Hall étant récupéré par le premier lit. A 18 ans, il fut envoyé en France à Paris pour parfaire son éducation de futur courtisan. Mary resta seule avec John et Christopher car Susan était déjà mariée depuis 1607. A Paris, il découvrit la galanterie française encore influencée par Henri IV. Il se lia d'amitié avec John Eliot futur traître. George avait un charmant caractère et plaisait à tout le monde. Il était aussi très sensible.
A son retour, il fut remarqué par le roi James I fatigué de son favori arrogant et méprisant. Le comte de Somerset n'accepta pas l'amitié de George et promit de lui nuire. C'était sans compter que malgré les croyances populaires, le roi n'était pas mené par ses favoris. George lui avait plu et il se chargea de son ascension sociale fulgurante , malgré les tentatives de Somerset et de ses clients. Il faut bien comprendre que George ne demanda rien. George n'était pas Somerset. Les rois James I et Charles I appréciaient George, un courtisan certes, mais loyal, bienveillant, fidèle. Il fit profiter de sa bonne fortune famille élargie et amis. Comme tous les nobles depuis le moyen- âge. Il n'a rien révolutionné. Et il était le seul à ne pas être corrompu. Malheureusement, il a payé pour les autres (Christopher, amis...). James I était gay mais pas Charles. Or l'amitié et l'affection entre Charles et George était bien plus forte. Les abrutis du XXe siècle n'ont pas compris les échanges épistolaires de l'époque. La cour de Charles I était un peu comme celle de Louis XIII en France , très sévère. Elle contrastait avec la cour de Charles II aussi impudique libertine que celle de son cousin germain Louis XIV. George était un véritable gentleman. Sans cela, il n'aurait pas été adoré par son épouse Katherine Manners, une catholique bigote. Dommage qu'il ne reste rien de leurs différentes demeures. George n'était pas pressé de se marier. Il avait du renoncer à son amour en 1614, Sir Roger Aston ne le voulant pas pour gendre. Et pourtant Anne et lui s'aimaient sincèrement. A presque 28 ans, après une ruse habile de sa mère et probablement de complices, il épousa Katherine âgée de 16 ans, le 16 mai 1620. Un mariage de raison pour lui qui fut très heureux. Ils eurent 5 enfants : Mary (Moll) en mars 1622, Jacqueline en 1623, Charles en novembre 1625, George II le 30 janvier 1628 et Francis qui ne connaitra pas son père mais fut un enfant d'une grande beauté et douceur le 2 avril 1629.
Jacqueline et Charles moururent probablement en 1627.
Moll devint duchesse de Richmond, confidente de la reine Henriette Marie, amie avec le prince Rupert des Pays Bas. Elle serait la poétesse Ephelia. Mariée 3 fois, elle perdit tragiquement ses deux enfants, Esmé enfant et Mary peu de temps après son mariage à 16 ans.
George II qui succéda à son père fut un brillant intellectuel , favori et ministre dans la Cabal sous Charles II. Il était libertin et aimait les intrigues. Il n'eut pas d'enfant de son épouse ni de ses maitresses. C'est lui l'auteur de The Rehearsal. Il tomba amoureux de la princesse Henriette Anne née en 1644, bien avant qu'elle revienne à Paris épouser le frère de Louis XIV. Petite, pendant la guerre civile , elle avait été sauvée par une cousine Villiers, lady Morton. Il fut comme bien d'autres dévasté par sa mort tragique en 1670.
Francis s'illustra dans la guerre comme le père de Barbara, lady Castlemaine. Il fut tué près de Kingston le 7 juillet 1648 à seulement 19 ans.
Katherine Manners, leur mère s'était remariée en 1635 avec un jeune catholique Irlandais. Elle mourut peu après en janvier 1649 probablement dévastée d'autant qu'elle ne put plus voir ses enfants après la sentence royale qui a gardé les enfants auprès du roi Charles I en 1635. Charles a été décapité en 1649. CIin d'oeil du destin, les Villiers se retrouvèrent liés à cet Irlandais avec le mariage d'une fille du comte de Jersey au XIXe siècle.
George n'a pas de postérité mais ses frères et sœurs si et nombreuse. Bon nombre de personnalités actuelles descendent de Sir George Villiers of Brookby par les 8 enfants.
Sir George Villiers
Le père du duc de Buckingham sut maintenir sa fortune et épouser deux belles femmes. De là viennent la beauté légendaire des filles Villiers. Le père de Barbara Castlemaine était le neveu de Buckingham et il était très beau comme George. Sa "tribu" a offert nombre de favoris et favorites aux monarques britanniques.
Mary Beaumont
La mère du duc de Buckingham était elle aussi la fille cadette d'un fils cadet, Sir Anthony Beaumont.
Les Beaumont ont une ascendance illustre incluant de nombreux souverains, de chefs de guerre renommés comme Le Cid, Aliénor d'Aquitaine, Charlemagne, Rollon, Jean de Brienne, Hugues Capet, Woden,..
Regardez sa généalogie (à venir)
Mary Beaumont fut une mère bienveillante pour les 9 enfants dont les siens. Le couple semble avoir été heureux malgré la différence d'âge. Le manque de fortune l'obligea à se remarier deux fois pour assurer la dignité de sa nombreuse famille. Elle contracta vite des alliances pour ses beaux-enfants. Tout ce qu'on peut lui reprocher est le désastre de la première union de son propre fils ainé, le pauvre John qui souffrait visiblement d'un handicap mental. Les ennemis de Buckingham ont beaucoup décrié cette affaire mais si John a pu se remarier et vivre longtemps (pour l'époque), il ne devait pas être si atteint que cela. Son chef d’œuvre en marieuse fut le mariage de George le cadet, un mariage très heureux. Susan aussi semble avoir été heureuse. Mary était une belle femme avisée, une battante.