Pfff...
J’dis jamais grand-chose. Dans la plupart des cas, j’m’en bats les burnes. Mais bon, comme si tout ça était nouveau... Que ce soit votre haine ou votre amour ; vos amalgames ou votre tolérance ; votre conscience ou votre ego ; votre peur ou votre courage ; votre tristesse ou votre compassion ; votre révolte ou votre soutien ; votre vérité ou, ma foi, une autre vérité ; votre éveil ou votre somnolence. Eh bien, tout cela ne sert à rien.
Tout meurt. La seule chose qui ne crèvera jamais, c’est la guerre. Les civilisations tomberont. Renaîtront. Partiront en guerre. Et ce, depuis le début jusqu’à l’extinction de l’espèce humaine. Le train ne peut plus s’arrêter, et l’humanité est dans le même wagon. Vivement que celui-ci déraille.
Ne pas être fataliste ? Encore avoir des espoirs et des rêves!? Rêve toujours. Laisse donc les concernés jouer aux petits soldats. Les autres, à leurs magouilles de pouvoir. Les uns n’ont pas conscience de la nature humaine. Les autres se moquent des valeurs de celle-ci.
Profite de ta vie avant de mourir. Profite de ta famille et de tes amis avant d’en perdre. La moindre utopie de chaque individu est annihilée par nos actes. Et Dieu sait que nous n’en faisons guère. Nos dystopies risquent d’être bien meilleures que la plus misérable des utopies.
Haaa, et ces réseaux sociaux. Gangrène qui s’accroche à nous en nous faisant croire à notre militantisme, à nos convictions, et à notre soutien. Tu parles... Et c’est bien là que ça s’arrête.
Fatigué de voir toutes ces choses futiles, inutiles, dénuées de sens, qui vous semblent être dans le bon courant. Alors j’me tiens au courant le moins possible. Je veux profiter de ce que j’ai, de ma famille et de mes amis.
Notre pays, notre continent, notre planète... il n’y a que faire de tous ces vils mensonges et de toutes ces vérités éparses. Je me plains de vos plaintes. De l’aide, certes, on pourra toujours en donner. Mais le minimum sera notre maximum.
La gangrène est dans ces instrumentalisations des religions, groupes ethniques, politiques, de classes, et j’en passe...
C’est beau d’avoir des rêves. Ils font avancer notre conscience. Mais bon Dieu, lâchez toutes vos putains d’illusions de paix et d’amour. La guerre et la haine seront toujours présentes pour faire régner un certain équilibre. Notre équilibre d’apprentissage dans l’autodestruction.
S’émerveillant de l’humanisme de l’humain, on se joue de le vider de son sang et de tout sens.
La fin de l’homme n’est peut-être pas pour demain. Tout comme celle de l’humanité. Qui sait...
Mais bon, nous nous entretuons depuis la nuit des temps. Faut bien l’accepter.
Non, j’ai pas envie que l’on laisse faire. Mais que voulez-vous y faire? Seule la guerre règne, se disputant nos rations de soi-disant libertés.
Profite de ta vie avant de mourir. Profite de ta famille et de tes amis avant d’en perdre. La joie partagée avec eux apaisera peut-être la haine de leurs pertes.
Il n’y a aucune justice en ce bas monde.
Clef.
Ainsi, tu frissonnes. Il n’y a que la vibration qui compte. Voici comment est ma demeure : du rythme, des grondements, des ronflements. Impossible de se tenir statique. Le cœur s’emballe. L’âme se fait la belle. Se fait belle. Dans ma demeure, une seule chose sérieuse demeure : l’intensité de la création. Tout le reste n’est que jeux, joie et volupté. Le son te pénètre, t’agite. Te désenvoûte, car les plus belles créations t’imposent la clarté. Ton cœur déborde d’exaltation.
Comment ces fades musiques méditatives pourraient-elles te révéler? Il n’y a aucun rythme. Aucune âme, aucun corps. Juste un doux songe. Alors que dans le crescendo, ton être englobe les univers les uns après les autres. Même lorsque la redescente arrive, lorsque le calme s’installe, ce n’est que pour admirer cet instant de quiétude, de béatitude. Plus belle sera l’envolée. Oh, mon Dieu, le rythme. Après tout, nos cœurs ne battent-ils pas? Serait-il possible que nos injonctions nerveuses ne soient que fourmillements? Na na na. Tout est rythme, cycle et envolée.
Alors, écoute. En ton cœur calme, les environs sont des explosions de couleurs, de sensations et d’émotions, d’une beauté indescriptible. Nous pouvons toucher l’infini d’ici. Toujours plus loin cela peut nous mener. Toujours plus profondément, nous devenons extatiques.
Alors danse, douce âme. Danse. L’expression de la création n’est autre qu’un envoûtement ineffable. Bien triste est seulement d’écrire. Alors, mes chers artistes, vous qui faites résonner mon univers, baignés dans ma gratitude, continuez de faire rythmer la vie. Sautant d’air en air. Dans tout ce mouvement, cette spirale infernale d’émerveillement, vous réussissez à capturer le calme d’un centre bien personnel. Vous rassasiez et affamez dans le même instant magique. C’est le temps qui passe, figé en un moment de félicité. Grandissant, vous mettez au monde de nouveaux êtres à chaque outro. À chaque intro, vous percevez des regards d’enfants curieux, dans l’attente d’apprendre et de découvrir tout un monde. Symbiose de la transformation et de la transmutation.
Oh, mille frissons pouvons-nous vivre. Ma demeure est le rythme. Mon jardin, ce sont mes mille bras éthérés se déployant au gré des bourrasques musicales. Oh, mélodieuses vagues. Mon regard se perd dans les étoiles de notes. Mes racines puisent dans le grondement des basses. Mon cœur rayonne de l’intégralité des chants. Votre clé de sol est ma clé de voûte, celle de mon inspiration. Merci.
Fuck Titre.
Les espoirs de certaines réponses que l’on croit justes. Les désillusions flagrantes qui fragmentent la tronche. Que tout se détruit pour y laisser seuls rage et désespoir. De la motivation et de la bonne humeur à revendre, mais qui ne trouvent que le vent en acquéreur. L’envie, l’envie de tout annihiler subsiste quand aucune envie de création ne vient à l’esprit. L’esprit bien moqueur qui aime tant observer. Et l’observé, qui ne voit plus rien qu’une vaste flaque. Aussi flasque que sa terne vie. Il vendrait son âme au diable si celle-ci n’était déjà point possédée. À haïr ses possessions, qui l’entraînent dans des étreintes épineuses où la liberté n’existe pas. La fureur et l’envie de se barrer. Sur une terre ronde où personne n’a de caboche qui tourne rond. Un monde sans unité ni dualité. Juste une immense flaque, flasque et moisie. Moisie à la moelle par le désespoir. Et rognée à l’os par tous ces chacals et autres rapaces. Tout cela pour simplement pouvoir manger. Allez, vas-y, mange donc ta merde, nous nous en réjouissons tous. Heureux du malheur des autres, car il est pire que le nôtre. Crachant sur la gueule du bonheur falsifié des rapaces qui mangent les restes de nos êtres moisis, pourris et viciés. Car une fois que tout est pillé, que les rêves ont vécu ou péri, il n’y a, je le crois bien, plus rien à perdre. Trop de beauté pour pouvoir le supporter. Trop de haine pour en tenir compte. Beaucoup, beaucoup trop de choses pour de simples bestiaux, rois des pires animaux. Un simple esclave qui perd sa volonté d’action, ne sachant pas quoi faire. Se résignant à la plus honteuse des tâches, celle qu’il s’était juré de ne point recommencer. De ce labyrinthe infernal, de ce chemin mouvent et grandissant… Mais où est donc l’arrivée? Le voyage est bien plus merveilleux que la destination. Mais mettre un pied à terre est sûrement le meilleur sentiment de liberté que l’on peut avoir. Alors maintenant, s’il vous plaît… continuons de mettre pied sur le béton, sale et empestant l’humain. Le roi des pires animaux. Entre vérité et ironie. Saillant, salace et soyeux. Pour finalement aboutir en crevant la dalle sur le temps qui passe, sur les amours qui s’offrent des ailes et les tombeaux qui se recouvrent de lierre. Mais bon, de toute façon, ce n’est point grave. Il y aura toujours un con pour vous faire rire et un autre con pour rentrer plus profondément dans la connerie. Encore et toujours. Sur cette terre ronde dont seule la connerie arrive à faire un mouvement perpétuel. Creuse ta tombe, la vie se résume à cela. En espérant que l’on y entende encore l’écho de nos joyeux rires.